un chanteur poète Verseau inspiré par Neptune 
| Verseau Ascendant Balance 21 janvier 1947 :le soleil fait son entrée dans le signe du Verseau. II est bientôt minuit et une fée de lumière aux ailes étoilées vient souffler sur la nez d'un p'tit bonhomme qui naît, tout un monde à éclore, un monde à inventer. Sous sa baguette magique, des notes de musique dansent une ronde invisible ... l'amour ainsi répand ses ondes ... paix et joie dans le monde. Bébé alors s'endort dans un sourire et rejoint dans le rêve Neptune qui se lève, illuminant l'horizon et l'Ascendant dans le signe de la Balance. Sous cette sublime dominante, Michel a toutes les chances d'être un artiste, un poète et musicien inspiré. Parce qu'il est en prise directe avec cette planète qui correspond au couronnement de l'être, son âme en communion avec l'âme du monde, vibre à toutes les joies, toutes les souffrances et l'on perçoit dans la voix de Michel cette hypersensibilité, cette transparence. C’est une voix riche et ample, une voix qui porte, tel un écho, " d’une rive à l'autre » , une voix qui touche le coeur des autres et qui s'envole sur les ondes semblant venir du coeur du monde ... car de ce Neptune tout puissant, je vous le dis en murmurant, c'est un peu la voix d'un ange qu'on entend ... C'est d'autant plus évident qu'il est déjà de par son signe solaire aérien et angélique, très altruiste et attentif, ouvert, confiant et généreux et surtout très heureux de donner, de donner du bonheur. « Unis vers l’uni » En pur Verseau un brin mystique, il croit en la fonction sacrée de l'art et de l'artiste." La nouvelle vie ", l'ère à venir, ne naîtra pas de discours politiques usés qui ne touchent pas les mentalités, l' éveil des consciences se fera plutôt par le canal de l'émotion, de la sensibilité, et le langage musical est en effet une forme de ralliement universel. En chantant "Changez tout" puis plus tard " Unis vers l'uni ", Michel nous fait partager une autre dimension, une dimension cosmique, spirituelle; "Vivement l’avenir, que le verbe avoir ne soit jamais qu'un mauvais souvenir ... remplacé à, jamais par le seul qui peut guérir .. vive le verbe être » . On retrouve dans ces paroles, l'importance de l'esprit et de la conscience chère au Verseau mais l'esprit n'exclut pas le coeur, Michel est Ascendant Balance, signe vénusien par excellence, être d'accord, mais être avec l'autre, plus encore. « Mélancolie » Sous la grâce de Vénus qui est donc ici très valorisée en Sagittaire, Michel est un sentimental, il est passionné, romantique et son trop plein d'amour devient «une chanson rien que pour toi, pour te dire que t'es ma lumière... mon ciel rose et bleu en hiver... » Il a des paroles émouvantes : « une seule journée passée sans elle est une souffrance et mon coeur au bout d'une ficelle se balance… » une poésie vibrante qui exprime la douleur originelle, celle de la séparation : « j'veux pas qu'tu t'en ailles » et touchante : « parce que mon âme et la tienne c’est la même ». Des mots qui sont l'écho du duo fusionnel Soleil -Lune opposé à Saturne-Pluton dans le thème, un aspect générateur de manque et qui révèle une nostalgie, une tristesse, une sensibilité particulière à la pérennité des liens et des choses : « ya rien qui dure toujours » , une tendre et profonde « mélancolie » qui est à la base d'une créativité aussi riche qu'intense. Mais si la Lune-noire, dominante ici également, l'incline souvent au silence, il a tout aussi besoin de dialogue et d'échange. Son amour est partage mais aussi rayonnement. C’est l’amour universel, l’amour qui dit : on est tous frères, l'amour porteur d'une espérance, d'un idéal comme l'indique Uranus (en secteur IX). Par le quatuor Lune-Mars-Mercure-Soleil, Michel est «le joueur de blues» qu'on connaît et dont « La fabuleuse histoire de Mister Swing » a reçu en 1988, la Victoire du meilleur spectacle. A la fois acteur et auteur, d'une intelligence pleine de charme, il a le goût des jeux de mots et des images, un côté clown amuseur-amusé à l'humour bouclier mais c'est aussi un poète, un sage. Quand il était petit, il adorait jouer au bureau : « hier - enfant- dans ma chambre, pressentant le grand mystère, j'ai cherché... » A l'image degré de son Ascendant, il est d'ailleurs question d'un vieux, professeur scrutant le visage des élèves qu'il interroge... « Où est la source.. » nous chante-t'il , « où est l'eau pure, où trouver l’air qui fera de l’homme obscur l’homme lumière » … « Où vont les rêves… » Sûrement d’où ils viennent, monde inconscient; imaginaire... d'un coin de Lune ou de Neptune, cette planète chef d'orchestre des états d'âme du poète. Dans sa course céleste, telle une fée lumière- éthérée, elle continue Michel à te souffler, toute la magie de l'inspiration pour d'inoubliables chansons. Amandine Desqué Michel Jonasz est en concert Paris du 25 février au 15 mars 2003 : Bataclan Toulouse le 17 mars : Halle aux grains Aix-les-Bains le 18 mars : auditorium du centre des congrès Bordeaux le 21 mars : casino |
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
02-01-2012
 
Françoise Giroud et l'astrologie 
| A.B. : Françoise GIROUD, vous êtes-vous intéressée à l’astrologie d’une façon particulière ou pas plus que tout un chacun ? F.G. : Pas beaucoup plus. Et je suis comme tout le monde, c’est-à-dire partagée entre mon incrédulité et, de temps en temps, la curiosité ou bien telle ou telle coïncidence ou ce que j’appelle des coïncidences qui m’ont impressionnée. A.B. : Vous n’avez pas abordé le sujet d’une façon plus poussée ? F.G. : J’ai lu des ouvrages d’astrologie. Je m’en méfie. Le fond de ma pensée : je me méfie de l’astrologie. Parce que je suis sensible au fait qu’on se laisse impressionner. Je ne crois pas que beaucoup d’êtres humains puissent ne pas être d’une certaine manière impressionnés par un horoscope s’il est fait convenablement. Je ne parle pas des quatre lignes qui figurent dans tel ou tel journal quotidien, mais du thème personnel interprété. On ne peut être qu’influencé et je crois que c’est assez dangereux, d’une certaine manière. J’en ai eu des exemples, d’ailleurs. Je pense au cas très précis d’une jeune femme que je connais très bien et qui est allée voir un astrologue sérieux. Celui-ci lui avait annoncé trois évènements précis qui paraissaient imprévisibles. Les deux premières prévisions se sont réalisées, de sorte qu’elle était persuadée que la troisième se réaliserait aussi. Et, vraiment, elle a été presque détruite par la peur de cette réalisation. Qui n'a pas eu lieu d'ailleurs. Alors, j'ai un peu peur de cela personnellement, et je me dis : après tout, pour quoi faire ? A.B. : Vous mettez en cause l'astrologie divinatoire. Pour ma part, rien ne me paraît plus malsain et plus mauvais que cette pratique qui consiste à suspendre sur la tête l'épée de Damoclès d'un danger réel ou imaginaire. En vérité, nous ne pouvons pas sortir de la prévision de tendances qui est une manière de voir se dérouler l'être dans le temps à travers ses propres rythmes; l'événement en tant que tel n'y est pas signalé. C'est le cadre précis du déterminisme de l'astrologie psychologique. F.G. : Une chose m'a toujours frappée, pour être honnête. Quand j'ai vu des horoscopes bien faits, ce qui était incontestable, c'était la description du caractère ou des tendances du sujet. Il y a là quelque chose de troublant. A.B. : Vous acceptez cette astrologie au niveau psychologique ? F.G. : Je ne sais pas si je l’accepte. Je suis obligée de le constater dans les trois ou quatre circonstances où j’ai pu l’observer. Il y a tout de même quelque chose de vrai. Cela vous paraît évident mais ça ne l'est pas tant que ça. Après tout, pourquoi, en se basant sur une date de naissance, vous dirait-on des choses qui sont très proches de la réalité ? Il y a, tout de même, plusieurs clefs pour saisir les êtres humains ; cela n'est pas contestable. A.B. : Vous mettez en doute l'aspect prévisionnel de la pratique astrologique. F.G. : Oui. Je fais plus que le mettre en doute. A.B. :Mais si l'on fait de l'astrologie psychologique stricte en se contentant de déterminer les temps et les rythmes où les tendances de l'être peuvent faire leur apparition sur la scène de l'existence, croyez-vous que cela puisse influencer quelqu'un ? F.G. : Peut-être oui. Je pense que vous devez l'influencer dans le sens de la confiance en soi ; s'il croit qu'il est dans une bonne période de sa vie, il a des chances de mieux se défendre. A.B. : Vous croyez que cela peut suffire ? F.G. : Ah ! Je crois que c'est assez important. Le sentiment de confiance en soi ou de méfiance de soi me semble quelque chose qui peut influencer en bien ou en mal. Il faudrait que je réfléchisse plus avant là-dessus. Ce que je récuse, c'est l'astrologie qui répand l'idée que nous sommes déterminés, que < c'est écrit > et que quelqu'un, l'astrologue, peut déchiffrer votre destin. A.B. : Votre critique est parfaitement fondée ; l'astrologie est dangereuse quand elle est mal utilisée, et dans votre cas, j'ai l'impression d'une certaine appréhension. F.G. : Probablement. Une analyse de tendances n'est pas pour me faire peur, mais ce que je redoute, c'est la prédiction. J'ai été moi-même victime de cela à trois reprises parce que, comme beaucoup de gens connus, j'ai reçu des avertissements de tel ou tel astrologue. C'est très à la mode. On vous écrit : j'ai appris votre date de naissance et voilà ce qui va vous arriver dans un mois. C'est extraordinairement désagréable de toutes les manières. Et cela m'incommode, je le reconnais. En plus, je suis persuadée que le genre de trouble que cela cause peut commander des compor- tements aberrants. A.B. : Je trouve personnellement cette manière de procéder indiscrète, déplacée et nuisible. Autant l'interprétation psychologique et prévisionnelle d'un thème doit répondre à la pression d'un besoin de savoir ou d'un désir de plus grande lumière, autant le pronostic - et à plus forte raison la prédiction - qui vous est imposé, sinon jeté à la figure, est une chose déplaisante, l'analogue d'une agression qui appelle le réflexe de défense. Entretien tiré du N°14 (2ème trimestre 1971) de la revue l’Astrologue, revue publiée par les Editions Traditionnelles (Tél 01 43 54 03 32 - site : www.edit- trad.com ) |
20-01-2003
 
Un dialogue-débat passionnant 
| Nous étions une quinzaine, les samedi 30 Novembre et dimanche 1er Décembre 2002, à être les témoins de la rencontre entre André Barbault et Giuseppe Bezza. Plusieurs sujets étaient à l’ordre du jour : astrologie classique et astrologie moderne ; les significateurs du père et de la mère ; la notion du diurne et du nocturne. C’est la troisième fois que Giuseppe Bezza venait à Paris nous parler de l’astrologie classique. La première fois, en Décembre 2000, nous avions eu droit à un commentaire très détaillé du chapitre du Tetrabiblos consacré aux qualités de l’âme. Nous avions vu à quel point il était indispensable de connaître certaines notions philosophiques pour comprendre le sens de certains passages. Six mois plus tard nous avions écouté Giuseppe nous commenter le chapitre sur les unions. Nous avions continué de découvrir la cohérence du Tetrabiblos. Deux d’entre nous ont été tellement passionnées qu’elles ont décidé d’apprendre l’italien pour suivre l’enseignement par correspondance de Giuseppe. Cette fois-ci il ne s’agissait pas d’un commentaire de texte. Mais d’un dialogue-débat entre deux immenses chercheurs. Le week-end s’est déroulé de manière très cordiale, Giuseppe Bezza rappelant les données de l’astrologie classique, André Barbault montrant qu’il n’était pas possible d’utiliser des données qui n’avaient pas été vérifiées de manière expérimentale. Je suis fasciné par Giuseppe. Chaque fois que je l’entends j’ai l’impression de me trouver en présence d’un astrologue du Moyen Age en train de donner un cours dans une université. Giuseppe a, outre une mémoire fabuleuse (il a parlé pendant deux jours sans aucune note) un remarquable sens de l’argumentation. André et Giuseppe se sont interrogés mutuellement sur ce qu’étaient pour eux la tradition. Comme la tradition grecque renvoie à la tradition mésopotamienne, nous avons demandé et redemandé à Giuseppe de nous parler de cette tradition mésopotamienne qu’il connaît parfaitement. Nous avons pu comprendre à quel point l’astrologie « judiciaire » trouve sa source dans l’astrologie chaldéenne. Il est essentiel de comprendre que la divination astrologique mésopotamienne se présente toujours comme une sentence. Nous avons assisté à une longue discussion sur la notion d’humeurs et de tempérament. Sur ce sujet Giuseppe et André tombait le plus souvent d’accord. En prenant comme exemple le thème de Picasso (25 Octobre 1881 à 23h15 à Malaga en Espagne) nous avons vu comment se différenciait l’approche classique et l’approche moderne. Ainsi, s’agissant du père, le significateur à prendre en compte dans le thème de Picasso est Saturne (la naissance est nocturne). Dans la mesure où Jupiter est conjoint à ce Saturne, le rapport de Picasso au père doit beaucoup à ce Jupiter. André Barbault soulignait, quant à lui, l’influence du Soleil au Fond du ciel pour décrire la relation au père. Si le père de Picasso n’avait pas été peintre, Picasso n’aurait probablement pas été peintre…. |
 
 
| Giuseppe nous a montré comment la notion de diurne- nocturne traversait toute l’astrologie ancienne. Cela a été développé en détail au niveau des maisons. Le thème de la grande année a été évoqué ainsi que le fameux cycle de 960 ans. Ce dialogue-débat a été riche et fructueux. Grâce à Giuseppe l’astrologie ancienne devient vivante et compréhensible. André Barbault, très intéressé par tout ce qui a été dit par Giuseppe, reste d’avis que tout ce qui est dit dans le Tetrabiblos doit être « vérifié ». Cela fait du travail en vue. Mais maintenant cela devient possible avec les nombreuses données d’état-civil et les moyens informatiques. Nous avons conclu en décidant de nous retrouver fin Juillet en Toscane cet été afin d’affiner plus encore notre connaissance de l’astrologie ancienne. Le stage sera consacré à tout ce qui touche la dimension corporelle dans l’astrologie ancienne et notamment l’étude du chapitre « La forme et le tempérament du corps » du Tetrabiblos. Par ailleurs Giuseppe a promis de nous apprendre, une nuit où le temps sera clair, à observer le ciel. Il est possible de se procurer une copie de l’enregistrement de tout ce qui a été dit le samedi matin au sujet de la tradition et de la divination mésopotamienne. (yves.lenoble@noos.fr) |
08-01-2003