compositeur mais aussi critique de génie 
| Comme on le voit ici, j’ai rectifié l’heure officielle de naissance (qui donne un Ascendant Capricorne) en me basant à la fois sur la correspondance de sa mère et sur ma connaissance de l’homme et de son œuvre. L’Ascendant serait le Sagittaire avec la conjonction Saturne-Neptune au lever, en Maison XII, secteur des grandes maladies. Schumann fut fortement marqué par Saturne, le maître du Capricorne, mais il n’avait pas la densité du Capricorne. Ici, son Saturne, planète de Terre et principe structurant, est sournoisement érodé par Neptune, planète d’Eau. Le Soleil, pris dans un réseau impressionnant de dissonances en signes doubles qui l’affaiblit et le fragmente, est incapable de jouer un rôle unificateur. Orphelin de père à l’âge critique de l’adolescence, Schumann restera adolescent sur le plan affectif toute sa vie. Rongé par l’inquiétude et un sentiment de culpabilité paralysant (Pluton envoie un double carré à l’opposition qui barre l’axe Gémeaux-Sagittaire), Schumann souffrit tout à la fois d’une névrose d’échec, d’un complexe de castration et d’une psychose maniaco-dépressive, ce qui fort heureusement ne l’empêcha pas d’être un compositeur de génie ! En conséquence d’un Saturne maléficié, juge implacable et surmoi persécuteur, Schumann, qui se destinait à une carrière de pianiste virtuose, se fabriqua un appareil pour hâter l’indépendance et l’extensibilité des doigts de sa main droite, qu’il estimait trop faible. Cet appareil maintenait l’index en l’air pour le reposer, car il était raidi par trop d’exercices, tandis que les autres doigts, pour compenser le doigt absent, seraient forcés de se développer. Schumann s’acharna et au bout de quelques semaines cet entraînement manuel aberrant aboutit à la paralysie de son index, brisant net tout espoir de carrière. Dans son thème, le symbole de cet accident est un Mars très dissoné dans les Gémeaux, opposé à Saturne. Mars signe l’action brutale et impulsive, il symbolise une énergie que Schumann dirige contre lui-même pour se mutiler, pour blesser un des organes d’expression des Gémeaux, la main. Le fait que l’accident affecte surtout l’index et non pas, comme on le raconte, le 3° ou le 4° doigt, a son importance symbolique. Il ne serait pas faux, d’une part, de désigner l’index comme le “ doigt du surmoi ”, car c’est avec l’index que l’on montre, que l’on dénonce, que l’on accuse. D’autre part, comme le démontre la pianiste et pédagogue Monique Deschaussées, l’index est la clef de voûte de la main, le pivot central qui en assure l’équilibre à la fois latéral et vertical. Que Schumann se soit attaqué (inconsciemment certes) de préférence à ce doigt-là comme pour éliminer le témoin d’une faute, n’est pas un hasard. On peut parler ici d’une véritable castration symbolique. Culpabilité démesurée… punition en rapport. Cet accident ne fut pas qu’un malheur, car c’est en partie à cause de lui que Schumann se consacra à la composition. Il est également caractéristique de la façon dont un Gémeaux s’impose, inconsciemment un choix : il s’ampute d’une des deux possibilités, étant incapable de choisir tant que les deux existent. S’il est un fait chez les Gémeaux que l’un des jumeaux regarde toujours l’autre, souvent avec peur ou hostilité, provoquant ainsi le rapport des “ frères ennemis ” (notion d’ailleurs parfaitement paradoxale), cette dissociation dans le psychisme de Schumann fut aggravée par les oppositions planétaires de son thème, notamment celle de Saturne à Mars, correspondant à ce que l’on appelle la psychose périodique ou maniaco- dépressive : Mars étant le pôle d’excitation, de fébrilité, de “ manie ” au sens médical du terme, et Saturne, au contraire, le pôle de dépression. Une tendance marquée à la “ surchauffe ” mentale (deux astres de feu, le Soleil et Mars, dans le signe mental des Gémeaux) a pu contribuer à l’exaltation morbide de ses facultés mentales ou bien, compte tenu du fait qu’il était très cyclique, à leur stagnation. |
 
 
| A partir de l’adolescence et jusqu’à la fin de sa vie, Schumann bascula de l’un à l’autre, exprimant le pôle maniaque dans sa musique et dans son œuvre de critique. On sait que Schumann composait, quand il n’était pas dans un état de prostration stérile, avec une rapidité fébrile, pouvant achever un quatuor ou l’esquisse d’une symphonie entière en trois ou quatre jours ! Dans sa vie, il vécut ce pôle agressif assez peu, si ce n’est sous la forme d’une autodestruction virulente. Le pôle saturnien ou mélancolique se libère bien entendu dans son œuvre de Romantique crépusculaire, mais surtout dans sa vie qui fut celle d’un homme divisé, en deuil de lui-même. La faculté de synthèse nous est accordée par le principe solaire, fonction centralisatrice. Symbole de perfection, le Soleil assure la totalisation de nos énergies diverses, chaque planète n’étant qu’une polarisation du rayonnement solaire. Or, presque tous les corps célestes du graphique de Schumann sont puissants, faisant de lui une personnalité très “ différenciée ”. Le Soleil est d’une force entièrement malfaisante car aucune de ses dissonances majeures n’est soulagée par un apport harmonieux intéressant. Le Soleil représente le guide, le soutien paternel dont Schumann fut trop tôt privé et qu’il cherchait désespérément. Puisque la force de différenciation l’emporte sur la force unitive, c’est l’équilibre qui lui fait défaut. N’étant pas soutenu par un souffle intérieur servant de lien entre les divers éléments, Schumann est sans cesse fragmenté. “ Sa musique ”, dit encore la pianiste Monique Deschaussées, “ est comme une cathédrale qui n’est faite que de petites chapelles, chaque chapelle étant un joyau. ” C’est ainsi que l’on voit chez lui des œuvres parfois longues, monumentales, mais coupées en morceaux. De surcroît, son thème présente trop de tension verticale et pas assez d’horizontalité. Les fréquentes séries d’accords dans sa musique (typiquement des agrégats saturniens) créent certes une grande richesse harmonique mais, en exigeant du pianiste beaucoup d’attaques verticales, obligent celui-ci à compenser par une tension “ horizontale ” de sa pensée la conception atomisée du compositeur. Il faut que la continuité interne, mentale et respiratoire, de l’interprète empêche les espaces entre les accords d’être des vides. Le signe d’air des Gémeaux correspond dans l’Homme-Zodiaque aux poumons, à cette fonction d’échange avec l’espace environnant qu’est la respiration. Or, la relation d’un être avec l’espace est étroitement liée à la qualité de sa respiration. C’est par le mouvement intime de la respiration que l’on habite l’espace. La plupart des techniques de libération spirituelle, tel le yoga, sont basées sur la respiration. La régularisation du souffle et corrélativement du rythme cardiaque, nous accorde un rythme et une continuité internes. L’air, élément léger qui monte et se répand partout, est symbole de libéré, de spiritualité. Schumann, né sous un signe d’air, est paradoxalement le musicien le moins aérien qu’il soit, car sa fonction respiratoire est perturbée de façon dramatique. Son signe de naissance est le carrefour d’une lutte implacable entre les planètes de feu, de terre, et d’eau. A chaque inspiration, il absorbe tantôt du feu qui lui arrache des cris, tantôt un lourd mélange de terre et d’eau qui l’étouffe. On retrouve constamment dans sa musique des élans désespérés vers le haut, vers l’air libre, mais ces élans sont toujours brisés, retombent toujours. L’usage systématique, presque abusif, de la syncope par Schumann est une manifestation flagrante de ses arythmies et brisures intimes, rendant ses compositions souvent physiquement inconfortables à jouer et à écouter. Schumann ne peut pas s’installer longtemps dans un rythme régulier ; il change sans arrêt. Son angoisse le fait vivre dans un état de contraction douloureuse, comme s’il n’avait pas le temps d’expirer entre deux inspirations. Ce déphasage rythmique occasionne chez lui un rapport problématique à l’espace et à la durée. Schumann se sent limité par les rythmes brefs des Gémeaux et attiré par les grands espaces de son ascendant Sagittaire, signe d’élan. Tout ce qui dans son thème est un principe de dilatation et d’extension est contrarié (Jupiter est raidi par son opposition à Uranus ; Neptune est contracté par sa conjonction à Saturne). Sa respiration bloquée lui interdit toute communion aisée avec l’espace. Il se multiplie dans l’étendue, se fragmente pour essayer d’être partout, ainsi qu’il le rappelle dans une lettre à sa mère, alors qu’il avait vingt-et-un ans : “ Si seulement j’arrivais à être tout dans quelque chose et non point comme je l’ai, hélas ! toujours été, quelque chose dans tout. ” Parfait portrait de Gémeaux… Encore plus significatives et sinistrement prophétiques ces paroles écrites à vingt-trois ans dans une période de dépression et qui révèlent l’étendue de son sentiment de culpabilité : “ Dans la nuit du 17 au 18 octobre, il me vint tout à coup la plus effroyable pensée qu’un homme puisse avoir et la plus terrible par laquelle le Ciel puisse punir : la pensée que je perdrais la raison. ” Sous l’emprise totale du point de vue manichéen, c’est- à-dire une tendance à tout envisager sous l’angle moral du Bien et du Mal, Schumann fut impuissant à réconcilier les oppositions de son thème astral. Il confiait à sa femme Clara : “ Je suis déchiré aux racines mêmes de ma vie ”, et à quarante-quatre ans, il sombra dans la folie. Extrait de la conférence de Katherine Hyman au congrès de la croix des signes mutables (Mars 2002). Katherine Hyman a par ailleurs étudié en détail le thème de Robert Schumann dans son livre Astrologie et génie créateur. |
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20-11-2011
 
selon sa propre méthode 
| On a prétendu pendant longtemps que Nostradamus ne connaissait pas l’astrologie. La parution des Epitres Latines a révélé non seulement que Nostradamus connaissait l’astrologie mais également qu’il la pratiquait. La correspondance astrologique de Nostradamus, constituée de cinquante et une lettres met en évidence la manière dont Nostradamus exerçait l’astrologie. Voici un extrait de l’une de ses lettres. Nostradamus s’adresse à Hans Rosenberger, un riche propriétaire de mines au Tyrol. Le célèbre astrologue conseille à son client de poursuivre l’exploitation de ses mines, les éléments astrologiques étant tout à fait favorables. Cette interprétation montre que Nostradamus effectue une interprétation des positions planétaires aussi bien par rapport au Soleil que par rapport à l’ascendant. « Dès le reçu de votre dernière missive je me suis remis à l’étude de votre thème de naissance. Je passe beaucoup de temps à ce travail, j’essaie d’utiliser ma triple méthode ; je constate que le Bélier vient occuper le Milieu du Ciel, que Vénus se trouve entre l’Ascendant, le Soleil et la Lune, il faut que toute cela se situe en quatrième signe (le Cancer) pour signifier : possession des biens de vos parents, grands succès concernant votre patrimoine,-métaux, minéraux, mines, trésors cachés, affaires secrètes, immeubles, agriculture et bâtiments. Aussi, je vous en supplie instamment, au nom de notre mutuelle amitié, de votre exquise amabilité, et de tous les titres de gloire de vos ancêtres, n’abandonnez pas votre entreprise. |
 
 
| Croyez moi, ce n’est pas sans cause que l’Ascendant est en Cancer, ni que votre Maison I se situe en quatrième signe, et le Soleil en deuxième signe (le Taureau). J’ai fait et refait mes calculs avec de plus en plus de précision : je ne vois pour vous qu’amélioration du sort pour les jours à venir ; et cela non seulement pour vous- même, mais pour vos enfants et pour tous ceux qui sont de même souche paternelle ; je n’ai pas encore étudié la souche maternelle. De fait les mêmes pronostics relatifs aux mines de métaux s’appliquent à quelqu’un de vos frères ; son sort est similaire au vôtre, vu qu’il y a le Soleil et Mercure, ainsi que la queue du dragon, en maison XI - laquelle occupe le troisième signe (les Gémeaux) – et que la Vierge occupe la 3° maison ; tout cela indique pour ce frère (ou cette sœur) un sort tout à fait similaire au vôtre. Enfin, voici la fin des années de malheur ; la Fortune présente son visage favorable : cette prospérité rejaillit tout d’abord sur vos enfants, ensuite sur vos frères ; car la Vierge occupe la maison des frères, ainsi que celle des enfants. Quant à Mars, en 5° maison avec la Tête du dragon il promet une perpétuelle félicité. La Part de Fortune en maison 2 – maison des richesses – vous promet de brillants succès et vous incite à les requérir. Or elle se trouve dans le 5° signe (le Lion), celui des fils, ainsi que des plaisirs et réjouissances elle annonce donc de grandes satisfactions causées par les enfants. L’Ascendant en Cancer et la Maison I Cancer vous promettent les plus grandes satisfactions de toutes sortes ». Nous remercions Mme Bernadette Lécureux d’avoir traduit du latin ce texte de Nostradamus. Vous trouverez le texte complet de cette lettre ainsi que la traduction intégrale de la correspondance astrologique de Nostradamus dans « Le dossier Nostradamus » réalisé par Robert Amadou et publié par Sep Hermès. |
12-02-2003
 
Un thème dominé par les planètes invisibles et les derniers signes 
| Edgar Cayce naît aux Etats-Unis le 18 Mars 1877 à 15h30 à Hopkinsville (Kentucky) dans une famille de fermiers. Plusieurs configurations importantes se dégagent immédiatement de son thème. En premier lieu la quadruple conjonction Soleil Vénus Mercure Saturne en Poissons et la triple conjonction Lune Neptune Pluton en Taureau. On relève ensuite que l’Uranus en Lion à l’Ascendant est carré à Pluton /MC. Il faut enfin noter la position du Soleil, maître d’Ascendant, en maison VIII. Par ailleurs la quarte d’Air est suroccupée (6 planètes) et les signes pairs (Poissons Taureau Capricorne) dominent ce thème. |
 
 
| Analysons d’abord la triple conjonction Lune Neptune Pluton. La conjonction Lune Neptune est un indice de réceptivité, de grande sensibilité, de fécondité, de sensualité, d’ouverture sur les archétypes. La conjonction Lune Pluton, de son côté, souligne que le natif vit dans l’invisible et l’universel et peut se mettre facilement à distance du concret. La présence de cette conjonction eu Taureau indique que le natif a besoin de toucher du doigt et de rendre palpable cet autre monde qui nous est le plus souvent inaccessible. Souvenons-nous que Jung qui a exploré et mis en évidence le monde des symboles et des archétypes était marqué par cette configuration. Cette triple conjonction de Lune Neptune Pluton, de ces trois planètes qui ont maîtrise sur les signes d’Eau, est située en maison IX, la maison des voyages. Il s’agira avec de telles planètes bien plus de voyages de l’esprit que de voyages physiques. La présence de Lune Neptune Pluton dans cette maison X qui a trait à l’Homme dans toutes ses dimensions, nous informe que le natif se passionne pour la dimension la plus cachée et la plus universelle de l’humain. Pluton n’est pas seulement en conjonction à la Lune ; ce maître de la IV est conjoint au Milieu du Ciel et, qui plus est, le Soleil est en maison VIII. Cayce est, on ne peut plus, plutonien. C’est un Poissons qui vient de Pluton et qui va vers Pluton. Du Plutonien il a le côté sauvage. Ce non conformiste, effacé en société, trouve son plaisir au contact de la nature (le jardinage et la pêche sont ses passe-temps favoris). Cet être tourné vers un ailleurs a une exigence d’absolu. Celle-ci est apparue dès son jeune âge, à 7 ans, au moment du transit de Neptune sur Pluton. Alors qu’il lisait la Bible dans son petit refuge, en pleine nature, il entendit soudain une musique et une apparition se matérialisa dans la lumière, tandis qu’une voix disait : « Tes prières ont été entendues. Que veux-tu que je te donne ? ». L’enfant, très à l’aise, et à qui il ne semblait pas surnaturel de voir des apparitions, répondit : « J’aimerais simplement être utile aux autres, surtout aux enfants malades, et j’aimerais aimer mes frères, les hommes ». Il réalisera plus tard ce vœu d’enfance. De par la quadruple conjonction Mercure Saturne Vénus Soleil en Poissons Edgar Cayce est un être détaché, « froid », endurant, prêt à se sacrifier pour les autres. Il est tolérant, confiant dans la providence. C’est un réceptif qui va réussir des exploits absolument étonnants. Il prévoit longtemps à l’avance crises et guerres. Il trouve le remède miracle qui évite la cécité à son fils, qui guérit sa femme qui se meurt de tuberculose, qui redonne l’intelligence à une enfant devenue arriérée mentale. Son parcours professionnel est bien dans la ligne Poissons. Dans sa jeunesse, ce passionné de la Bible (il la lisait en entier chaque année) souhaitait être pasteur. Mais ses difficultés scolaires l’en empêchèrent. Longtemps il va se chercher. Il va travailler successivement dans la ferme d’un de ses oncles, être vendeur dans un magasin de chaussures ou dans une librairie, être représentant pour une papeterie et pour le cabinet d’assurances de son père. A la suite d’une aphonie qui lui rend impossible tout contact avec le public, il commence à travailler comme photographe. C’est cette activité (tout à fait vénusienne) qu’il développera par la suite. Mais il ne sera jamais vraiment satisfait par ces activités. Il lui était nécessaire, en dehors de ses activités professionnelles, de pratiquer ces fameuses « lectures » ; sinon il était malade. C’est seulement à partir de 46 ans qu’il put vivre uniquement de ses dons médiumniques. |
 
 
| Avec une telle dominante humide (Taureau Poissons Vénus Neptune) en quarte d’Air les sentiments occupent une place de choix dans sa vie ; son affectivité est empreinte d’idéalisme, de mystique. Il trouve à 22 ans (Saturne Carré Saturne Vénus) la compagne qui sait le mettre à l’aise. Son mariage avec cette femme qui partage ses goûts (notamment pour le travail biblique) va durer 45 ans. Si l’axe vertical nous indique que Cayce vient de Pluton pour retourner à Pluton, l’axe horizontal souligne l’importance d’Uranus. Mais cet Uranus en Lion qui, maître de VII se trouve en I, est la seule planète de ce thème en signe impair. Il aura bien du mal à s’exprimer. C’est par à-coups qu’il va jouer. Ce « froid » habituellement patient et disponible, s’enflamme tout d’un coup. Cet être susceptible, écorché vif peut alors s’emporter contre ceux qui le contrarient. Ce thème fait tout particulièrement ressortir la contradiction majeure entre un côté conciliant, lymphatique, abandonné au naturel, ouvert sur l’inconscient et un côté concentré, déterminé, réalisateur. Cette contradiction se présente à plusieurs reprises dans le thème. Le Soleil (Feu) maître d’Ascendant est en Poissons (Eau) et en maison VIII (Eau) ; Uranus (Feu) à l’Ascendant en Lion (Feu) est en maison XII (Eau) ; il est également en carré de Pluton, maître symbolique de VIII (Eau). Le natif doit tout à la fois exprimer sa sensibilité extrême et déployer son énergie. Mais il lui est indispensable de canaliser cette énergie dans tout ce qui touche la dimension symbolique et archétypale. Quand Cayce ne parvient pas à marier l’Eau et le Feu cela se traduit immédiatement chez lui par des troubles psycho- somatiques : il souffre d’affreux maux de tête, de douleurs stomacales, ou il perd la voix (faiblesse tout à fait typique du Taureau). Mais ces symtômes s’atténuent ou disparaissent dès qu’il pratique ses fameuses « lectures ». Voici deux périodes de la vie du célèbre médium où se présente tout particulièrement cette problématique Feu-Eau. |
 
 
| En 1901 le cycle Uranus Pluton en est à sa phase d’opposition. Cayce qui est né au Carré croissant de ce cycle, consulte médecins et hypnotiseurs pour son aphonie mais rien n’y fait. Mais voici que Layne, un guérisseur osthéopathe, remarque qu’il résiste fortement quand les hypnotiseurs cherchent à l’endormir. Le 31 mars 1901 (voir thème ci-dessous) ce guérisseur l’incite à s’endormir et le prie d’effectuer lui-même la suggestion hypnotique. Cayce réagit immédiatement à la suggestion qui lui enjoint de s’ordonner à lui-même de parler normalement. Les personnes présentes l’entendent soudain préciser la cause de son aphonie et préconiser un traitement pour la soigner. Layne lui suggère de commencer le traitement. Aussitôt dit, aussitôt fait et, à la surprise de tous, il guérit sur le champ de son mal. Layne, fortement impressionné par cette expérience, est désireux de savoir si Cayce peut obtenir le même résultat sur une autre personne. Cayce peut-il parvenir à lui décrire ses propres maladies et lui trouver les thérapeutiques appropriées pour les guérir ? La lecture est décidée pour le lendemain, le 1er Avril. Cette seconde expérience est tout à fait concluante. Cayce indique avec une précision stupéfiante les points faibles de Layne et lui prescrit un traitement que le guérisseur va commencer immédiatement. Une semaine plus tard, l’état de santé de Layne s’est notablement amélioré. C’est le succès immédiat à Hopkinsville. Layne et Cayce ouvrent un cabinet de consultation, où Cayce donne des « lectures » deux fois par jour. Layne prépare les remèdes et « conduit » les « lectures ». Bientôt ont lieu des « lectures » données pour des absents que Cayce « voit » à distance. Il faut préciser que Cayce qui n’est pas Poissons pour rien effectue toutes ces « lectures » gratuitement. Une autre période importante se situe entre 1923 et 1926. Un léger retour en arrière nous est d’abord indispensable. En 1917, au moment du Carré de Saturne Neptune à Neptune et de l’opposition d’Uranus à Uranus, David Kahn, un des bons amis de Cayce, perd son frère parce qu’aucun médecin n’a voulu appliquer le traitement prescrit par Cayce. Depuis ce jour Kahn est persuadé de la nécessité de créer un hôpital et cherche à réunir les fonds pour faire construire cet hôpital où des médecins compréhensifs pourraient appliquer les prescriptions de Cayce. Ce rêve va se réaliser avec les transits simultanés de Neptune et d’Uranus. Le transit de Neptune (Eau) sur Uranus (Feu) se déroule de 1923 à 1927 tandis que le transit d’Uranus (Feu) sur le Soleil Poissons en VIII (Eau) a lieu en 1926 et 1927. C’est en 1923 qu’Arthur Lammers fait venir Cayce avec sa famille à Dayton (Ohio) et lui commande toute une série de « lectures ». A partir de cette période le médium commence enfin à vivre uniquement de son don. Les Cayce, un peu plus à l’aise financièrement, engagent une secrétaire : Gladys Davis. Désormais c’est cette secrétaire complètement dévouée qui conduira toutes les « lectures » du célèbre médium. Fort heureusement toutes les retranscriptions de ces lectures ont été soigneusement conservées. Morton Blumenthal, un ami de David Kahn qui est un important agent de changes de New York, va offrir les fonds nécessaires à la construction de l’hôpital. Il installe en 1924 la famille Cayce à Virginia Beach, ville que les « lectures » ne cessent de conseiller. L’ »Association National Investigators » est créée le 6 mai 1927 pour mettre sur pied l’hôpital. Quelques mois plus tard, c’est l’inauguration officielle de cet hôpital révolutionnaire suivi bientôt par la création d’une université qui poursuit le même but que l’hôpital. Malheureusement, Blumenthal étant ruiné par la crise de 1929, quitte le groupe. Faute de subventions, l’hôpital et l’université vont rapidement fermer. En conclusion on peut noter que dans la vie étonnante de Cayce « les autres » ont eu une importance capitale. C’est pour eux, par eux et avec eux qu’il a agi. Cet être, confiant dans la Providence, fut un témoin de l’invisible. Pour nous qui sommes en train de vivre les premières transformations liées à la conjonction Uranus Neptune la lecture de l’œuvre d’Edgar Cayce (marquée, entre autres, par Uranus et Neptune) peut nous être d’un précieux secours. Plus de 14 000 « lectures » ont été conservées ; nous disposons là d’une véritable mine pour nous aider à vivre une vie plus épanouir, plus sereine et plus équilibrée. Cayce attire notre attention sur des choses simples et à notre portée : une vie saine au contact de la nature, un régime alimentaire équilibré, une vie plus confiante et plus conviviale, une ouverture sur la spiritualité. Yves Lenoble Article tiré du N°106 (2ème trimestre 1994), de la revue l’Astrologue, revue publiée par les Editions Traditionnelles (Tél 01 43 54 03 32 - site : www.edit- trad.com ) |
07-01-2003